Ahmad Hossam youssef moussa – Martyr à 10 ans

(message de K.)

Salut la famille,


Juste un apercu des funerailles du jeune Ahmad Hossam youssef moussa, en attendant de poster le montage de nos images.
http://fr.youtube.com/watch?v=84_ePTW6wEE Non seulement tuer d une balle dans la tete un enfant de dix ans ne suffit pas, il faut aussi tirer dans le cortege funeraire et semer à nouveau la mort quelques heures plus tard : Un jeune de 19 ans est encore décédé apres l enterrement pour avoir jeté des pierres sur les soldats vers 19.30.

Paix à leurs ames.

K.

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Retour de Shaft et Manoune

Salam la famille.
S. et moi avons prit ce matin le sherrout de 8h45 à porte de
Jaffa. 50 shekels chacun.

Comme prévu, petit controle avant l’aeroport : un militaire monte,
nous demande les passports, nous demande combiens de temps nous sommes
restés, où est ce que nous sommes allés sans rentrer dans les details,
ok.

Nous repartons direction l’aeroport; devant la porte de l’aeroport
vous verrez il y a un homme qui vous observe dès la descente du
sherrout, on n’y fait pas attention.

Dans l’aeroport nous nous dirigeons vers la file pour passer les
bagages au scanner, plusieurs jeunes femmes s’y tiennent debout. L’une
d’entre elle nous prend nos passports, nous pose des question type
« quelle est la relation entre vous deux, depuis combiens de temps vous
etes ensembles, pourquoi etes vous venu ici, … » Rien de bienValise
compliqué, elle est restée très courtoise et souriante.

A ce moment elle vous colle une étiquette, allant de 1 à 6 : 1 c’est
pour les israeliens, 6 c’est le pire,cad on fouillera entierement
votre sac et on vous ferq une fouille au corps, nous on a eu 3, tout a
fait normal pour les touristes.

Même si vous qvez 6 restés cool ! vous tomberez peut etre sur
quelqu’un qui vous laissera plus tranquille.

Les bagages vont dans les scanners, pour S ca va, moi on me
demande de le mettre sur le contoir, une jeune femme passe une brosse
à l’exterieur et à l’interieur, sans fouiller,  » ok have a nice trip  »

Voila, embarquement sans problèmes!

Keep cool, soyez souriants, confiants, relax un max

Bisous à tous !!!!

Maa Salama

S. et M.



Petit Récapitulatif

Je n’ai pas eu le temps d’écrire avant … 

Vendredi je suis allée à Naplouse, la ville la plus chaude de Palestine, je suis allée dans le camps de Balata, le camps le plus chaud ! 

La journée était très tendue car, en tant qu’internationaux, nous sommes très suspectés par la population. 

Heureusement le soir j’ai dormi dans une famille où nous avons fait la fête ! 

Le lendemain journée a Ramallah 

La je vous écrit de Jérusalem, je repars demain pour la France, le retour à la réalité va être dur ! 

Merci a tous de m’avoir suivi. 

Gros bisous et à bientôt pour de nouvelles aventures!!!



FEMMES PALESTINIENNES : EPOUSES ET RESISTANTES

 » Les femmes de 1948 cultivaient leur terre en portant le fusil’ ».

C’est ce que nous témoigne Souad, l’épouse de Nadji.

La femme dans la société palestinienne a joué plusieurs rôles, notamment un rôle économique, politique, social, et biensur, un rôle indispensable dans le cadre familiale.

60% des palestiniens sont des femmes.

Elle est la première victime du massacre des sionistes : elle se retrouve veuve ou orpheline avec une famille à charge, ou bien c’est sa propre vie qui est mise en péril. L’armée ne fait pas de différence, elle tue hommes et femmes.

Bien avant 1948, il y avait déjà des femmes martyrs. Elles résistaient par les armes, en assurant la responsabilité du cadre familiale.

Lorsqu’elle avait 8 ans, S. et sa famille vivaient à 12 personnes dans une pièce. Ils n’avaient ni eau courante, ni cuisine. Ils marchaient pieds nus 1h par jour pour amener la nourriture dans un four, et une autre heure pour remplir les sceaux d’eau. En tout elle parcourait 1.5km, 3 fois par jour.

Il y avait que un wc pour 100 personnes. Lorsqu’il pleuvait, l’eau s’infiltrait dans la maison.

Un jour elle a demande a ses parents et grand parents : « Pourquoi vivons nous comme ça? ». Ils lui répondirent qu’avant ils avaient un grand pays, qu’ils étaient heureux, qu’ils avaient du bétail et des terrains.  » Pourquoi avez vous accepté ? ». »Car ils étaient plus armés que nous », lui répondit on.

C’est donc vers 14 ans qu’elle commença à mieux comprendre la situation politique. Elle rentrera par la suite dans le FPLP. Elle comprend le but des sionistes en Palestine, et apprend que les pays arabes voisins ont aidé les juifs à occuper la Palestine et comment cette situation est née.

Son rôle de résistante commence. Elle cache des résistants, elle lance des pierres. Elle est vite confrontée à la réalité, à savoir beaucoup de femmes martyrs, prisonnières, mutilées,…

Deux grandes figures : Dalel Muharabi, une fedayin. C’est la première martyr palestinienne. Il y a aussi Layla Khaled, premier détournement d’avions.

Sur 11 000 prisonniers politiques en Palestine, 74 sont des femmes.

Les femmes en Palestine meurent et accouchent aux check points, les femmes dont le mari est en prison ou martyr ont toute la responsabilité de leur famille. Elles ont donc commencé à travailler, à jouer le rôle de l’homme.

 » La résistance ne se résume pas à porter une arme », nous dit-elle. Eduquer les enfants en leur inculquant des notions de patriotisme et d’engagement , est une forme de résistance.

(suite…)



L’Acceuil chaleureux de l’Armée

Aujourd’hui nous avons eu rendez-vous a Ramallah avec tous les participants de 3TA, que nous avions quitté il y a une semaine à Jérusalem. Apres les retrouvailles, direction le bus qui nous mène a Ni’lin, où nous devons participer à une manifestation pacifique contre la construction du mur. 

Apres une brève formation sur la conduite à tenir face à l’armée, d’ailleurs aucun d’entre nous étions tranquille lorsque l’on nous a annoncé qu’il fallait faire attention aux bombes lacrymogènes, aux balles en caoutchouc et aux arrestations … nous partons donc pour la manif. Ce qu’il faut savoir c’est que, étant donné l’intention pacifique et non violente de la manifestation, nous partons à pied, sans armes, en apparence non menaçants, en en face nous trouvons des militaires, armés jusqu’aux dents, enthousiastes de nous faire partager leur attirail, lorsque je dis partager c’est l’utiliser contre nous, bien évidement. 

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Petit rappel du but de la manifestation : la population nous demande de les soutenir en tant qu’internationaux, le mur ne cesse de s’agrandir et ne respecte pas la ligne verte. Le Mur traverse des terrains, des maisons, et des villages. De plus, de l’autre cote du mur nous voyons clairement les nouvelles maisons des colons. Nous avançons sur un terrain en pente, pour essayer d’atteindre le bulldozer qui construit le mur, afin d’exprimer notre désaccord. Une manif quoi! et aussi pour leur faire perdre du temps et de l’argent car c’est une compagnie privée qui finance la construction. 

LA MANIF 

Nous nous dirigeons donc vers le terrain où aura lieu la manifestation. Un terrain en pente, plein de gros et petits cailloux,  quelques oliviers, beaucoup de soleil.  Nous avançons et très vite on nous indique de presser le pas, des hommes nous disent en arabe d’aller vite, nous dévalons la pente en courrant tout en essayant de garder les petits groupes que nous avions formés au cas ou il y aurait affrontement direct avec les militaires. Mais impossible de rester grouper, j’arrive à rester avec H., avec laquelle on ne s’est pas lâchée de toute la manif. Les tirs des bombes lacrymogène se font tout de suite sentir, H et moi sommes devant à ce moment la et une BL atterrit juste à coté de nous. Tout de suite H a beaucoup de mal à respirer, je lui prend la main et l’éloigne en lui faisant respirer de l’oignon que j’avais mit dans ma poche, apparemment ça aide, pas trop! Moi j’ai très mal aux yeux mais ça va, pour le moment. L’adrénaline est à son maximum car on court, en entendant les sifflement des bombes lacrimo qui nous passent au dessus de la tête et qui atterrissent à nos cotés,… On repart devant, avec un petit groupe, on s’arrête, on met des pierres sur la route au cas ou l’armée veuille passer avec son char, et nous mettons le feu a des branches d’olivier. Ce qui a du les énerver car la ils nous ont bombardés de gaz lacrimo, on a tous essayer de fuir vers le haut, mais la je m’en prend vraiment dans la figure, non seulement j’ai mal aux yeux mais la je ne peux vraiment plus respirer, je m’étouffe et je crache mes poumons. J’avance en courrant mais je ne vois rien. J’arrive juste a apercevoir un jeune palestinien qui vient vers moi pour m’aider, je m’appuis sur lui, j’entend une fille qui pleur derrière moi, je l’attrape aussi, et il nous emmène nous abriter sous un arbres. H est la aussi, on s’assoit, on crache et on tousse. 

On a du mal à respirer mais la colère est tellement forte qu’on y retourne. Mais au bout de la 3eme bombe c’est trop, tout le monde se replie. Tout le groupe repart au front avec le but d’aller jusqu’aux soldat et jusqu au mur, mais Al, Sab, La et moi restons en retrait car on a eu notre dose. J’apprend alors que l’un de nos participant qui filmait c’est prit une balle en caoutchouc dans la joue, et a eu 6 points de soutures. Ces chiens sont sensés tirer dans les jambes, on pourrait dire que c’est dans la confusion mais manque de bol notre ami était en train de filmer le militaire, qui a prit son temps pour le viser, et a tiré. En voyant au loin les autres participants au front, dont certains sont de mes amis proches, j’étais très émue de la scène. Je les voyait se battre pour une cause juste et noble, et en face ils ont en réponse de la violence. Ce qui m’a énormément touché aussi c’est que beaucoup d’enfants nous ont accompagné, on tirés des pierres, et ne semblaient pas effrayés ou freinés par les bombes lacrimo, preuve qu’ils ont malheureusement l’habitude, et qu’ils se battrons jusqu’au bout pour sauver leur terre. A savoir que si on se fait prendre, une pierre jetée est égale à un an de prison. Voilà notre matinée, nous ne sommes pas des héros, loin de la. Cette réalité, les palestiniens la vivent quotidiennement.  J’espère et nous espérons que la population sait que nous sommes solidaires. 

Qu’Allah accepte l’intention que nous avons mise dans cette action. Amine. 

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El Khalil – Hébron pour certains !

Aujourd’hui visite de la ville de El Khalil, plus connue sous le nom de Hébron. C’est une ville très particulière car colons et palestiniens y cohabitent. Le climat est donc tendu, tout comme l’accueil du soldat nous visant avec son arme pendant que nous passons devant lui, à pied, et non armés.  Nous sommes allés sur le toit d’un habitant de la ville, où son fils nous a raconter ses mésaventures avec les soldats et colons. En résumé, ils sont venus, ont cassé la jambe de son petit frère, ont blessé au visage l’autre, ont laissé sa mère accoucher dans la rue. Les militaires occupent parfois des maisons pendant plusieurs jours pour surveiller la ville (vu que la sienne est en hauteur, elle est idéale). Au dessus de son toit, il y a une tour de contrôle, où un militaire observe, perché dans sa cage, j’aimerai savoir qui est vraiment prisonnier dans ce conflit? Hébron est aussi la ville ou il y a le tombeau d’Ibrahim, (Abraham en français), son épouse Sarah, ainsi que Ishaac et sa femme Rafka. Pour l’accès a la Mosquée Ibrahim, premier check point, puis un deuxième pour fouiller le sac, et un troisième à l’entrée même de la mosquée! Et en prime on a le droit au soldat qui chante fort, histoire de nous déranger, il doit vraiment s’embêter dans sa « cage » de contrôle. Dans la vieille ville les touristes sont rares, les magasins pas tous ouverts, car la violence est fortement présente. Apparemment les rapports avec les colons se sont un peu améliores, les militaires se sont calmés mais à la place une espèce de milice agit avec violence sur la population, surtout avec les enfants.

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Le jeune qui nous a reçus et son toit

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Les déchets sont jetés par les colons depuis leur fenêtre, du coup des filets ont été installés, mais ils balancent de l’eau sale

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Le vieil homme nous explique que les commerçants font face à de grandes difficultés. 

Il nous dit aussi qu’avant 1948, arabes et juifs s’entendaient bien, qu’ils cultivaient leurs terres et que tout se passait pour le mieux.

MOSQUEE IBRAHIM

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Tombe d'Ibrahim
Le tombeau d’Ibrahim



Les Palestiniens sont des Artistes

Ce qui m’a beaucoup frappé chez les Palestiniens, c’est qu’ils sont tres souriants, et parlent plusieurs langues, qu’ils soient jeunes ou agés.

En plus d’être polyglotte, ils ont le sens de la poesie, et aussi de l’art visuel.

C’est pour cela que sur beaucoup de façades, vous trouverez des fresques relatant leur histoire.

En voici quelques unes …

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Handala – Symbole de Resistance

Handala

Handala Pole Video

Handala, the Palestinian defiance symbol

Handala is the most famous of Naji al-Ali’s characters. He is depicted as a ten-year old boy, and appeared for the first time in Al-Siyasa in Kuwait in 1969. The figure turned his back to the viewer from the year 1973, and clasped his hands behind his back. The artist explained that the ten-year old represented his age when forced to leave Palestine and would not grow up until he could return to his homeland; his turned back and clasped hands symbolised the character’s rejection of « outside solutions ». Handala wears ragged clothes and is barefoot, symbolising his allegiance to the poor. In later cartoons, he sometimes appears throwing stones or writing graffiti.

Handala became the signature of Naji al-Ali’s cartoons and remains an iconic symbol of Palestinian identity and defiance; the artist remarked that « this being that I have invented will certainly not cease to exist after me, and perhaps it is no exaggeration to say that I will live on with him after my death ».



The WALL

Ce matin visite du MUR

Aucun commentaire …

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Des Emotions Fortes

Les Palestiniens ne peuvent nous laisser indifférents et insensibles à leurs conditions de vie. Ceux sont les habitants et leurs récits qui nous font prendre conscience de l’injustice qu’ils subissent depuis maintenant 60 ans.

!!! RE-SI-STONS !!!

c’est le mot d’ordre. 

Malgré le climats tendu, les Palestiniens sont extrêmement souriants et accueillants. Les enfants sont curieux et intelligents. Ils nous parlent avec beaucoup d’humilité. Si nous prenons le temps de les écouter, et Dieu sait qu’ils ont beaucoup de choses à dire, beaucoup de témoignages, nous prendrions conscience qu’ il est impossible de supporter ce qu’ils vivent au quotidien : destructions de leurs maisons, vol de leur terre, assassinats, humiliations, aucun droits,… 

Mais malgré ça ils demeurent dignes et ne cessent de se battre. 

Les Palestiniens nous ouvrent leur maison, c’est a dire leur cœur. L’échange est rempli d’émotion. Certains nous offrent du raisins fraîchement cueillit, comme un habitant du village de Hanata, d’autres nous invitent chez eux comme les frères rencontrés à Al Aqsa.
Ma plus belle rencontre pour le moment à été celle des enfants au Dôme du Rocher, ces petits si jeunes mais si intelligents. 

Certaines visites nous mettent la rage au ventre, comme celle de la ville de Kermiel, où le village de luxe des collons venus de l’Est ne cesse de s’accroître sur les terrains d’un des nombreux villages non reconnus par Israël. Les villas empiètent sur les terrains des maisons des Palestiniens, maisons qui sont devenues des bidonvilles. Au début, l’accès à l’eau leur à été coupé et interdit, maintenant ils ont le droit à un tuyau, qui passe sur la terre, dont l’eau qui en sort est bouillante. L’armée menasse et met la pression sur une population dont les droits ont été bafoués. A savoir que les colons occupent illégalement les terrains, tout ça avec la bénédiction du gouvernement, processus de colonisation mis en oeuvre par A.Sharon. 


L’émotion est à son comble à la rencontre de Mourad du camps de Deisheh, ce jeune homme de 20 ans a vécu ou vu des choses qu’aucun être humain aurait du voir. Chaque anecdote est pour nous une manière de se rappeler pourquoi nous sommes ici. 

  

  

 



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